Retraites#
En bref#
La réforme de 2023 a porté l'âge légal à 64 ans. Elle a été suspendue par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, pour les retraites prenant effet à compter du 1ᵉʳ septembre 2026. Mais la suspension ne concerne que deux générations : celles de 1964 et du début de 1965. Les personnes nées à partir de 1969 restent soumises aux 64 ans, et la trajectoire des dépenses rapportée au PIB reste « globalement inchangée jusqu'en 2045 ».
Autrement dit : la réforme n'a pas été abrogée, elle a été décalée pour deux cohortes, pour un coût de 1,8 milliard d'euros par an. C'est le sujet où l'écart entre ce qui est perçu et ce qui a été voté est le plus grand de cette campagne.
État des faits#
Données de cote A : loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, portail public Info Retraite (GIP Union Retraite), Conseil d'orientation des retraites.
Ce qu'a fait la réforme de 2023#
Relèvement progressif de l'âge légal de départ de 62 à 64 ans, avec accélération de l'allongement de la durée de cotisation requise pour le taux plein.
Ce qu'a fait la suspension de 2026#
| Élément | Contenu |
|---|---|
| Texte | Loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 |
| Entrée en vigueur | Retraites prenant effet à compter du 1ᵉʳ septembre 2026 |
| Portée | Suspension de la montée en charge pour la génération 1964 et les assurés nés entre le 1ᵉʳ janvier et le 31 mars 1965 |
| Reprise | La montée en charge reprend pour les générations suivantes |
| Cible finale | Les personnes nées à partir de 1969 restent soumises à l'âge légal de 64 ans |
La durée de cotisation, génération par génération#
| Génération | Trimestres requis après suspension | Au lieu de |
|---|---|---|
| 1964 | 170 | 171 |
| 1965, nés du 1ᵉʳ janvier au 31 mars | 170 | 172 |
| 1965, nés du 1ᵉʳ avril au 31 décembre | 171 | 172 |
Un trimestre de moins, pour trois cohortes partielles. C'est la mesure réelle.
Le coût et l'effet#
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Coût de la suspension | 1,8 milliard d'euros en moyenne en année pleine, jusqu'en 2032 |
| Effet sur la trajectoire des dépenses rapportées au PIB | « globalement inchangée jusqu'en 2045 » |
| État des comptes du système | en déficit, selon le Conseil d'orientation des retraites, malgré la réforme de 2023 |
Ces deux dernières lignes se lisent ensemble. Le système était en déficit avant la suspension ; la suspension coûte 1,8 milliard par an ; et elle ne modifie pas la trajectoire de long terme. Chaque camp peut y trouver son argument, et c'est précisément pourquoi les trois chiffres doivent être donnés ensemble.
Le rapport du COR, lu le 27 août 2026 — les trois données qui manquaient le plus#
Cette fiche déclarait ne pas avoir lu le document central de son sujet. Il fait 260 pages, il est en accès libre, et son adresse figurait déjà dans les sources de cette fiche. Évolutions et perspectives des retraites en France, rapport annuel du COR, juin 2026, présidence Gilbert Cette.
1. Le déficit, enfin chiffré#
| Année | Solde | En points de PIB |
|---|---|---|
| 2025 | − 5,1 Md€ | − 0,2 |
| 2030 | − 6,8 Md€ courants | − 0,2 |
| 2045 | — | − 0,9 |
| 2070 | — | − 2,4 |
Champ : ensemble des régimes légalement obligatoires, y compris FSV, hors RAFP, hors charges et produits financiers.
Le mécanisme du déficit n'est pas celui qu'on croit. Les dépenses ne dérapent pas : 14,1 % du PIB en 2025, 14,2 % en 2045, 15,3 % en 2070. Ce sont les ressources qui reculent — de 13,9 % du PIB en 2025 à 12,9 % en 2070.
C'est la donnée la plus contre-intuitive du rapport, et elle change la façon de lire tout le débat. Sur vingt ans, le système ne coûte pas plus cher rapporté à la richesse produite ; il rapporte moins. Un débat qui porte exclusivement sur le niveau des dépenses de retraite passe donc à côté des deux tiers du problème tel que le COR le décrit.
2. L'âge de départ effectif#
Cette fiche s'appuyait sur la distinction entre âge légal et âge réel sans jamais chiffrer le second. Le voici :
| Âge conjoncturel de départ | |
|---|---|
| 2025 | 63,1 ans |
| À partir des années 2040 | 64,6 ans, puis stable |
Trois précisions qui comptent.
- L'âge conjoncturel n'est pas l'âge d'une génération. Il correspond, dit le rapport, « à l'âge moyen de départ pour une génération fictive qui aurait, à chaque âge, la même proportion de retraités que celle observée au cours d'une année donnée ».
- L'écart entre 63,1 et 64 ans n'est pas une anomalie : il tient aux départs anticipés — carrières longues, invalidité, catégories actives — et aux générations pour lesquelles la réforme de 2023 n'a pas fini sa montée en charge.
- La suspension déplace cet âge de façon marginale et temporaire. Le rapport le dit précisément : elle a « un léger effet » pour les générations 1964 à 1968, et « une fois que la génération 1969 atteint l'âge de 64 ans, c'est-à-dire en 2033, la suspension est sans effet sur l'âge conjoncturel de départ ».
Et une phrase du rapport mérite d'être isolée, parce qu'elle décrit un basculement dont ce wiki n'avait trouvé trace nulle part :
à partir des années 2040, l'âge de départ se stabilise, les réformes ayant achevé leur montée en charge, et « les gains d'espérance de vie seraient dès lors intégralement consacrés à l'allongement de la durée de la retraite, et non à celle des carrières ».
Autrement dit : le partage entre travail et retraite des années de vie gagnées, qui est l'objet de toutes les réformes depuis 1993, cesse d'évoluer en 2040 dans le scénario de référence. Ce n'est pas une prévision de ce que décideront les gouvernements : c'est ce que produit le droit actuel si personne n'y touche.
3. Les hypothèses de projection — et deux révisions majeures#
Le rapport 2026 change de socle démographique, et il explique pourquoi : les projections de 2025 reposaient sur des hypothèses Insee de 2021, déjà « partiellement en décalage avec certaines évolutions observées », conservées « afin de préserver la cohérence avec les exercices antérieurs ». Les écarts s'étant « confirmés », le rapport s'appuie sur un jeu publié par l'Insee en avril 2026.
| Hypothèse | Rapport 2025 | Rapport 2026 |
|---|---|---|
| Fécondité | 1,8 enfant par femme | 1,45 à partir de 2028 |
| Solde migratoire annuel | + 70 000 | + 150 000 dès 2026 |
| Espérance de vie | — | gains légèrement revus à la baisse |
| Productivité horaire | — | + 0,7 % par an |
| Chômage | — | 7,0 % à partir de 2040 |
Trois observations, et la troisième est une mise en garde.
- La dégradation d'après 2045 vient d'abord de la fécondité, qui « pèserait sur la taille de la population active et, par conséquent, sur le niveau du PIB ». Le COR assortit immédiatement ce constat d'une réserve que ce wiki reproduit intégralement : « il convient toutefois de rester prudent […] les évolutions de la natalité au-delà de vingt ans demeurant, par nature, difficiles à anticiper de façon robuste ».
- Une part de l'écart entre les deux rapports vient du modèle, pas du réel. Comparer le solde 2045 du rapport 2025 à celui du rapport 2026 n'est pas comparer deux mesures : c'est comparer deux jeux d'hypothèses. Ce wiki n'a pas isolé cette part, et il déconseille toute comparaison d'une année sur l'autre sans elle.
- Le solde migratoire de + 150 000 par an va circuler, et il sera mal cité. C'est une hypothèse technique établie par l'Insee sur des flux observés, retenue par un organisme de projection. Ce n'est ni un objectif, ni une recommandation, ni une prévision de politique publique. Voir immigration.
Ce que le rapport apporte encore, et qui n'était nulle part dans cette fiche#
Le niveau de vie des retraités, que cette fiche déclarait ne pas traiter :
- les ménages retraités disposaient en 2023 d'un revenu disponible moyen inférieur de près de 20 points à celui de l'ensemble de la population ;
- mais un ménage retraité compte en moyenne 1,5 personne, notamment parce que les enfants ont quitté le foyer. Le revenu par ménage et le niveau de vie par personne ne disent donc pas la même chose, et confondre les deux est l'erreur la plus courante sur ce sujet.
La pension moyenne, en euros constants de 2024 : 2 688 € aujourd'hui, 3 675 € à l'horizon 2070 dans le scénario de référence. Elle augmente en euros et recule relativement — c'est le second des deux mécanismes que le COR identifie comme contrebalançant le vieillissement, avec le recul de l'âge de départ.
⚠️ Une donnée lue sur un graphique, et signalée comme telle. Le rapport présente trois leviers d'équilibre et, pour chacun, le niveau qu'il faudrait atteindre. Sur l'âge, les étiquettes du graphique opposent 64,6 ans (scénario de référence) à 67,6 ans (« niveau pour assurer l'équilibre »). Ce chiffre est extrait des étiquettes d'une figure, non d'une phrase du rapport, et ce wiki le donne avec cette réserve. S'il est exact, il signifie qu'équilibrer le système par l'âge seul supposerait de partir à 67,6 ans — trois ans au-delà de ce que produit le droit actuel.
Ce qui n'est pas établi#
- L'ampleur exacte du besoin de financement à long terme. Les projections du COR dépendent d'hypothèses de productivité, d'emploi et de démographie dont les écarts produisent des résultats très différents. Le désaccord entre économistes est réel.
- L'effet de l'âge légal sur l'emploi des seniors.
- Le rendement et le risque d'une part de capitalisation, désormais proposée par plusieurs candidats de bords différents.
- Ce qui se passera après la suspension : aucune trajectoire post-2032 n'est fixée.
Pénétration dans le grand public#
| Notoriété du sujet | maximale — mobilisations de 2023, sujet permanent |
| Enjeu correspondant, Eurobaromètre n° 105 | « Pensions » — question personnelle (QA4), l'enjeu ne figure pas dans la liste de la question nationale |
| Cité en France | 9 % (évol. −4 depuis oct.-nov. 2025) |
| Cité dans l'UE27 | 10 % |
| Niveau de connaissance moyen | non mesuré — aucune source consultée ne le mesure |
| Base de cette mesure | Commission européenne, Eurobaromètre standard n° 105, terrain 12 mars – 5 avril 2026, 26 415 entretiens UE27, question QA4, deux réponses maximum dans une liste fermée (A — arbitrage n° 5) |
Deux choses méritent d'être relevées, et elles vont dans le même sens.
Les retraites ne figurent pas dans la liste de la question nationale. L'Eurobaromètre les propose seulement quand il demande ce que la personne affronte elle-même — pas quand il demande quels sont les enjeux les plus importants pour le pays. C'est une propriété de l'instrument, pas un résultat, mais elle est cohérente avec ce que mesure ensuite le chiffre.
Et ce chiffre recule de quatre points en cinq mois — l'un des deux plus forts reculs de la question personnelle en France. Ce wiki n'a aucune explication à proposer et note seulement que la suspension de la réforme est intervenue dans l'intervalle.
Ce que ce chiffre mesure exactement : la part des répondants qui placent les retraites dans les deux problèmes qu'ils affrontent personnellement. Ce n'est ni une mesure de l'importance qu'ils accordent au sujet, ni une mesure de leur opinion sur la réforme — voir l'opinion française, mesurée.
Diversions et angles de détournement#
| Diversion | Mécanisme | Réponse courte |
|---|---|---|
| « La réforme est abrogée » | Confondre suspension et abrogation | Suspension de la montée en charge pour 1964 et début 1965. Les personnes nées après 1969 partent toujours à 64 ans |
| « La réforme continue comme avant » | Symétrique de la précédente, du côté opposé | Trois cohortes gagnent bien un trimestre, et cela coûte 1,8 Md€ par an |
| Confondre âge légal et âge de départ effectif | L'âge légal est un plancher ; l'âge réel dépend de la durée cotisée | Beaucoup partent après l'âge légal, faute de trimestres |
| Confondre âge légal et taux plein | Deux conditions distinctes et cumulatives | On peut avoir 64 ans sans avoir le taux plein |
| Le déficit présenté comme une nouveauté | Le système était déjà en déficit avant la suspension | Le COR le documentait avant 2026 |
| Les projections à 2070 présentées comme des prévisions | Une projection dépend d'hypothèses ; elle n'est pas une prédiction | Changer l'hypothèse de productivité change le résultat du tout au tout |
Angles par acteur#
C'est, avec l'énergie, le sujet où les positions sont les plus chiffrées et directement comparables — donc les plus vérifiables.
| Acteur | Position | Intensité attendue |
|---|---|---|
| Édouard Philippe | 65 voire 67 ans, fusion des régimes spéciaux | forte |
| Gabriel Attal | Supprimer l'âge légal au profit de la seule durée de cotisation ; gestion confiée aux partenaires sociaux avec obligation d'équilibre ; part de capitalisation | forte |
| Philippe Brun | Réforme intégrant une part de capitalisation — atypique à gauche | moyenne |
| Bernard Cazeneuve | Maintien de la répartition. La durée de cotisation comme levier principal, plutôt qu'un nouveau recul de l'âge légal : reprise négociée de la trajectoire d'allongement de 2014. Pénibilité restaurée, carrières longues, emploi des seniors | forte |
| Xavier Bertrand | Réforme acceptable si elle est juste ; départ anticipé pour les métiers usants ; défense de l'épargne retraite | moyenne |
| Jean-Luc Mélenchon | Retour à 60 ans à taux plein pour 40 annuités ; abrogation de la réforme portant l'âge à 64 ans | forte |
| Fabien Roussel | Retour à 60 ans | forte |
| Nathalie Arthaud | Retour à 60 ans | forte |
| Marine Le Pen | Retour à 62 ans, promesse du RN à laquelle elle reste fidèle | forte |
| Jordan Bardella | Déclare « examiner la question » du retour à 62 ans — divergence documentée avec Marine Le Pen | à établir |
| Bruno Retailleau · Marine Tondelier · Raphaël Glucksmann | Non documenté | — |
Un cinquième chiffre mérite d'être noté, avancé par Bernard Cazeneuve : le taux d'emploi des seniors français serait quinze points sous celui des meilleurs pays européens, et atteindre le taux d'emploi allemand des 55-64 ans représenterait 800 000 emplois. Ce chiffre n'a pas été vérifié par ce wiki.
Ce que ce tableau montre#
L'écart est de sept ans, de 60 ans (Mélenchon, Roussel, Arthaud) à 67 ans (Philippe). C'est la fourchette la plus large de tous les sujets documentés.
Mais l'axe de l'âge ne suffit pas. Quatre positions coexistent, et deux d'entre elles ne se rangent pas sur cette échelle :
| Position | Qui | Nature |
|---|---|---|
| 60 ans | Mélenchon, Roussel, Arthaud | recul de l'âge |
| 62 ans | Le Pen | recul de l'âge |
| 65 à 67 ans | Philippe | avancée de l'âge |
| Supprimer la notion d'âge légal | Attal | changement de nature du système |
| Allonger la durée de cotisation sans toucher à l'âge | Cazeneuve | changement de levier |
Ranger les deux dernières sur un axe « plus tôt / plus tard » est un contresens. Elles ne répondent pas à la question posée, elles la déplacent — l'une vers la durée cotisée, l'autre vers la suppression du seuil.
Une divergence interne au premier parti des enquêtes. Marine Le Pen défend le retour à 62 ans ; Jordan Bardella déclare « examiner la question ». Le RN n'ayant publié aucun programme, l'électeur ne sait pas, à ce jour, laquelle des deux positions il voterait. Voir la fiche Marine Le Pen.
Les deux se ressemblent et diffèrent. Attal supprime l'âge légal au profit de la seule durée cotisée ; Cazeneuve conserve l'âge légal et fait porter l'effort sur la durée. Le résultat pratique peut être proche, le principe est opposé.
La capitalisation traverse les camps. Elle est proposée par Attal (bloc central), Brun (Parti socialiste) et, sous la forme de l'épargne retraite, par Bertrand (droite). C'est un point de convergence inattendu entre trois candidats de trois blocs.
Calendrier probable#
Projection, non fait établi. Le sujet devrait remonter à l'automne 2026 lors de l'examen du budget de la sécurité sociale pour 2027, puis en mars-avril 2027 lors de la confrontation des programmes. La suspension expirant dans son effet financier vers 2032, aucune échéance ne le force pendant la campagne elle-même.
Affirmations en circulation#
Deux fiches appariées, traitées ensemble parce qu'elles commettent la même erreur en sens inverse :
- « La réforme des retraites a été abrogée » — verdict : Réfuté
- « La suspension n'a rien changé » — verdict : Partiellement étayé
Pour creuser#
- Info Retraite — la suspension de la réforme votée à l'Assemblée
- Vie publique — LFSS 2026, volet retraites
- COR — rapport annuel de juin 2026 (PDF)
- Vie publique — malgré la réforme, des comptes en déficit selon le COR
- Les sujets · La matrice acteurs × sujets
Sources#
0 ter. Commission européenne, direction générale de la communication, Standard Eurobarometer 105 — Public Opinion in the European Union — Data Annex, terrain 12 mars – 5 avril 2026, 26 415 entretiens UE27, question QA4 (A) — ✅ LU le 27 août 2026 — dépouillement complet et réserves dans l'opinion française, mesurée
- Info Retraite (GIP Union Retraite), « La suspension de la réforme des retraites votée à l'Assemblée nationale » (A) — https://www.info-retraite.fr/portail-info/sites/PortailInformationnel/home/actualites-1/la-suspension-de-la-reforme-des-retraites-votee-a-l-assemblee-nationale.html
- Info Retraite, « Réforme des retraites — âge légal de départ » (A) — https://www.info-retraite.fr/portail-info/sites/PortailInformationnel/home/reforme-des-retraites---age-lega.html
- Vie publique, loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, volet retraites (A) — https://www.vie-publique.fr/loi/300445-loi-de-financement-de-la-securite-sociale-2026-retraites-lfss
- Conseil d'orientation des retraites, rapport annuel Évolutions et perspectives des retraites en France, juin 2026, 260 pages, présidence Gilbert Cette (A) — ✅ LU le 27 août 2026 : solde 2025 et projections, dépenses et ressources en points de PIB, âge conjoncturel de départ, nouvelles hypothèses démographiques de l'Insee d'avril 2026, niveau de vie relatif des retraités. En cache :
.publication/cache/cor-2026.pdf— https://www.cor-retraites.fr/sites/default/files/2026-07/RA_2026_def_1.pdf - Vie publique, « Malgré la réforme des retraites, des comptes en déficit selon le COR » (A) — https://www.vie-publique.fr/en-bref/289993-malgre-la-reforme-des-retraites-des-comptes-en-deficit-selon-le-cor
- Fiches acteurs de ce wiki, pour les positions
Limites#
- ~~Le rapport annuel du COR de juin 2026 n'a pas été lu.~~ Lu le 27 août 2026, 260 pages. Il faisait défaut depuis l'ouverture de cette fiche alors que son adresse figurait déjà dans ses propres sources. Ce qui reste non exploité : les variantes de sensibilité (partie 2, chapitre 7), les cas types par métier et par génération (partie 3), et l'équité intragénérationnelle — soit environ les deux tiers du rapport.
- ~~Le montant du déficit du système n'est pas chiffré ici.~~ Chiffré : − 5,1 Md€ en 2025. Réserve de périmètre : ce solde est hors charges et produits financiers, sur les régimes légalement obligatoires y compris FSV, hors RAFP. Un déficit annoncé ailleurs sur un autre champ n'est pas comparable, et ce wiki ne l'a comparé à aucun.
- ~~L'âge de départ effectif moyen n'est pas documenté.~~ Documenté : 63,1 ans en 2025. Réserve de définition : c'est un âge conjoncturel, calculé sur une génération fictive, pas l'âge moyen d'une génération réelle. Ce wiki n'a pas trouvé le second.
- L'âge d'équilibre de 67,6 ans est lu sur les étiquettes d'un graphique, non dans une phrase du rapport. Il est publié avec cette réserve et doit être vérifié dans le corps du chapitre sur le pilotage avant tout usage.
- Les deux rapports annuels ne sont pas comparables directement : le changement d'hypothèses démographiques d'avril 2026 fait qu'une partie de l'écart vient du modèle. Ce wiki n'a pas isolé cette part.
- Le nombre de personnes concernées par la suspension — les cohortes 1964 et début 1965 — n'est pas chiffré. Sans lui, l'ampleur réelle de la mesure reste abstraite.
- ~~Le niveau des pensions n'est pas traité.~~ Partiellement traité depuis le 27 août : pension moyenne et niveau de vie relatif des ménages retraités. Le taux de remplacement n'est toujours pas documenté, ni la dispersion des pensions.
- Trois candidats de premier plan n'ont aucune position documentée, dont Bruno Retailleau.
- ~~Prochaine piste : lire le rapport du COR de juin 2026~~ — fait le 27 août, et les trois données demandées sont versées. Nouvelle prochaine piste : le chapitre 7 sur la sensibilité et le chapitre 8 sur le pilotage, qui contiennent les variantes et les leviers d'équilibre — c'est là que se trouve ce qu'un débat de campagne mobilisera.