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Les parties prenantes#

En bref#

Une vingtaine de personnes ont déclaré leur candidature à ce jour, et la presse en recense une quarantaine en comptant les pressentis. Aucune n'est officiellement candidate : la liste réelle n'existera qu'après la clôture des parrainages, le 12 mars 2027 — voir le calendrier institutionnel.

À gauche comme à droite, les processus de désignation sont inachevés. Deux inconnues dominent : qui portera les couleurs du bloc central, et si le Rassemblement national partira avec Marine Le Pen ou Jordan Bardella.


Comment cette page est organisée#

Le cahier des charges distingue quatre cercles de parties prenantes. Cette page est l'index des quatre.

Cercle Qui Dossier
3.1 — Primaires Les candidats eux-mêmes ci-dessous, et candidats/
3.2 — Secondaires Partis, sponsors directs, mentors partis-et-sponsors/
3.3 — Indirects États étrangers, GAFAM, conglomérats — identifiables, ni candidats ni sponsors directs indirects/
3.4 — Influenceurs Ceux dont l'influence est supposée mais ni déclarée, ni prouvée, ni évidente influenceurs/

Avertissement sur le classement par bloc#

Ranger un candidat dans un « bloc » est un acte éditorial, pas un fait. Le classement ci-dessous suit deux critères déclaratifs et vérifiables : le parti d'appartenance revendiqué, et le groupe parlementaire d'affiliation le cas échéant. Il ne prétend pas décrire des proximités idéologiques réelles, et plusieurs candidats contestent explicitement l'étiquette qu'on leur applique. Voir les limites.


Cercle 3.1 — Les candidats déclarés#

Statut au 24 août 2026. « Déclaré » signifie auto-déclaré : aucune candidature n'est officielle avant la validation des parrainages.

Gauche radicale et anticapitaliste#

Candidat Parti Déclaration Slogan
Nathalie Arthaud Lutte ouvrière 8 décembre 2025 —
Anasse Kazib Révolution permanente 1ᵉʳ juin 2026 « Faire entendre la voix de notre classe »
Selma Labib NPA–Révolutionnaires 17 juin 2026 —
Jean-Luc Mélenchon La France insoumise 3 mai 2026 « La force de tout changer »

Jean-Luc Mélenchon, candidat en 2012, 2017 et 2022, a refusé de participer à toute primaire de la gauche.

Écologistes et gauche non insoumise#

Candidat Parti Déclaration Slogan
Marine Tondelier Les Écologistes investie par son parti le 8 décembre 2025 (86 %) « Tenez bon, nous arrivons ! »
François Ruffin Debout ! 1ᵉʳ avril 2025 « Nous président ! »
Lydie Massard Union démocratique bretonne 2 avril 2026 —
Delphine Batho Génération écologie 25 novembre 2025 « L'espérance »

Parti socialiste et sociaux-démocrates#

Candidat Parti Déclaration Slogan
Raphaël Glucksmann Place publique 23 août 2026 —
Jérôme Guedj PS 5 février 2026, puis ralliement à la primaire le 23 août 2026 « La République c'est nous ! »
Philippe Brun PS 30 juin 2026 —
Karim Bouamrane PS 9 juin 2026 « La France humaine et forte »
Ségolène Royal PS 10 juillet 2026 —
Bernard Cazeneuve La Convention 16 juillet 2026 « Tenir la promesse de la France »

Bloc central#

Candidat Parti Déclaration Slogan
Gabriel Attal Renaissance 22 mai 2026 « La force d'agir »
Édouard Philippe Horizons 3 septembre 2024 « Croire en nous »

Aucune primaire n'est prévue dans ce bloc : les candidatures sont individuelles et concurrentes. Gérald Darmanin a renoncé et s'est rallié à Édouard Philippe le 17 août 2026.

Droite#

Candidat Parti Déclaration Slogan
Bruno Retailleau Les Républicains investi par consultation interne le 19 avril 2026 « Ne plus subir »
Xavier Bertrand Nous France 3 février 2024 —

Un débat interne subsiste chez Les Républicains sur l'organisation d'une primaire élargie, réclamée notamment par Laurent Wauquiez et David Lisnard.

Souverainistes et droite radicale#

Candidat Parti Déclaration Slogan
Marine Le Pen Rassemblement national 7 juillet 2026, après l'arrêt d'appel « Pour la France »
Nicolas Dupont-Aignan Debout la France 8 mars 2025 « Priorité France »
Florian Philippot Les Patriotes 9 mai 2026 —
François Asselineau Union populaire républicaine 31 août 2023 (intention) —
Francis Lalanne France Libre 19 août 2026 « Pour une France Libre, Souveraine et Solaire »

Les pressentis non déclarés#

Ils comptent autant que les déclarés : plusieurs figurent dans les enquêtes d'opinion à des niveaux supérieurs à des candidats déclarés.

Nom Parti Situation au 24 août 2026
Jordan Bardella Rassemblement national Candidat de substitution assumé du RN. Testé dans les enquêtes au même niveau que Marine Le Pen
Éric Zemmour Reconquête A déclaré le 3 mai 2026 sur RTL qu'il serait candidat, à la primaire s'il y en a une, sans elle sinon
Fabien Roussel Parti communiste français Le PCF a décidé une candidature autonome ; l'investiture n'est pas formalisée
Laurent Wauquiez Les Républicains Demande une primaire élargie
David Lisnard Les Républicains Demande une primaire élargie
Yannick Jadot Les Écologistes Cité pour la primaire socialiste
Nicolas Mayer-Rossignol PS Cité pour la primaire socialiste

Retraits enregistrés#

Nom Parti Situation
Gérald Darmanin Renaissance Renonce et soutient Édouard Philippe, 17 août 2026
Clémentine Autain L'Après Retire sa candidature à la primaire de la gauche unitaire
Benjamin Lucas-Lundy Génération·s Retire sa candidature à la primaire de la gauche unitaire

Les processus de désignation#

Processus Date État au 24 août 2026
Consultation interne des Républicains 19 avril 2026 Achevée — Bruno Retailleau investi. Débat persistant sur une primaire élargie
Primaire de la gauche unitaire prévue le 11 octobre 2026 Paraît abandonnée. Le PS a voté son retrait en juillet 2026, le PCF part de façon autonome, deux candidats se sont retirés
Primaire socialiste fermée 9-11 et 16-18 octobre 2026 En cours. Format fermé choisi par les militants le 9 juillet 2026 à 55,5 %. Quatre candidats déclarés
Rassemblement national — Pas de primaire. Marine Le Pen candidate, Jordan Bardella en réserve
Bloc central — Pas de primaire. Candidatures concurrentes

L'effondrement de la primaire de gauche est le fait politique majeur de l'été 2026 : il rend probable une gauche à quatre ou cinq candidatures au premier tour.

Cercles 3.2 à 3.4#

Les ingérences numériques, toutes caractérisées par VIGINUM : Storm-1516 (fabrication et primo-diffusion, 205 opérations depuis août 2023), Matriochka (amplification et harcèlement des vérificateurs) et Rokh Solis — la première ingérence documentée en France qui ne soit pas russe : elle a visé La France insoumise et trois de ses candidats aux municipales, au moyen d'un acteur non étatique localisé en Israël, dont VIGINUM ne peut pas établir le commanditaire**.

Les trois États nommés par le cahier des charges : la Russie, seul État dont l'ingérence dans des scrutins français soit attribuée de manière répétée par un service de l'État — quatre modes opératoires, 205 opérations pour le seul plus actif ; les États-Unis, dont la France a officiellement qualifié les propos d'ingérence et convoqué deux fois l'ambassadeur ; et la Chine, dont aucune opération n'a été attribuée dans un scrutin français — un constat d'absence qui vaut d'être écrit.

Ces trois fiches ne sont pas de longueur égale, et la plus fournie n'est pas la plus grave. Le volume de faits rapportés mesure d'abord la visibilité d'une action : une ingérence clandestine est caractérisable techniquement et fait l'objet d'un service dédié qui publie ; une action ouverte ne l'est pas. Chaque fiche porte cet avertissement.

Le paysage médiatique : le groupe Bolloré et la concentration médiatique — cette dernière recensant l'ensemble des propriétaires, pour que la règle de non-circularité s'applique à tous — et les plateformes numériques, devenues un point d'entrée majeur vers l'actualité et visées par une vingtaine d'enquêtes européennes - Influenceurs supposés — cercle 3.4 : entrée conditionnée à deux sources de cote C indépendantes, chaque fiche portant l'encadré « Établi / Allégué / Infondé » (arbitrage n° 4, rendu le 24 août 2026). Sept fiches ouvertes : le projet Périclès, le Fonds du bien commun — l'autre structure de Pierre-Édouard Stérin, dont la fiche existe pour la distinguer de la première, non pour l'y associer — et la Fondation Combat et Matthieu Pigasse, de sensibilités opposées. Ce n'est pas ce wiki qui a construit ce rapprochement : le rapport n° 860 du Sénat, adopté le 7 juillet 2026, nomme les deux hommes dans la même phrase, et les a auditionnés à une semaine d'intervalle. La seconde fiche établit aussi que les deux dossiers ne sont pas équivalents en fait, et dit en quoi — puis Olivier Legrain, le troisième mécène, ouverte parce que le Sénat nomme les deux premiers pour refuser d'y réduire son sujet, et que ce wiki n'avait documenté qu'eux. Odyssée Impact — la société d'investissement qui porte 86 des 106 millions décaissés par l'écosystème Stérin, soit 82 %. Ce wiki n'en documentait que la petite moitié. S'y ajoutent deux fiches qui cadrent le cercle au lieu de l'alimenter : le financement privé de l'intérêt général, qui donne les ordres de grandeur du secteur — 1,6 million d'associations, 5 000 fonds de dotation, 50 milliards de subventions publiques par an — et rapporte l'aveu du ministre de l'intérieur : sur le financement des groupes qui pèsent sur la vie politique, « il n'existe pas d'outil dédié de transparence précis » ; et Fréquence commune, coopérative d'accompagnement des communes, d'orientation opposée à Périclès, que la commission d'enquête a auditionnée pour équilibrer son panel — et que ce wiki ne documentait pas. L'échelle n'est pas la même : 300 000 à 400 000 euros par an contre 150 millions annoncés.

Le cercle 3.2 s'ouvre : l'aide publique est documentée nominativement — ce qui lève une lacune que dix-huit fiches candidats déclaraient — et neuf partis ont désormais leur fiche propre : le Rassemblement national, Le Parti socialiste, Les Républicains, La France insoumise, Renaissance, Les Écologistes, Horizons, Le Parti communiste français et Le Mouvement démocrate.

Ces neuf fiches instruisent les mêmes rubriques — identité, organisation, financement, judiciaire — et affichent côte à côte le stade procédural atteint par chacune, des deux partis condamnés comme personnes morales — le RN et le MoDem, pour des faits de même nature — jusqu'à rien trouvé, en passant par la condamnation définitive d'un ancien président, les mises en examen, les enquêtes et l'information judiciaire visant un fondateur à raison de fonctions municipales.

Une dixième fiche, les autres formations financées, regroupe les six formations restantes du décret — UDR, Reconquête !, Debout la France, Lutte ouvrière, et les trois formations que le Sénat finance. Le regroupement est un choix assumé et déclaré : la documentation disponible ne permettait pas des fiches individuelles au même niveau, et les écrire quand même aurait produit une fausse symétrie.

Une onzième fiche, les comptes des partis 2024, lit directement l'avis de la CNCCFP que ce wiki ne connaissait jusque-là que par un compte rendu de presse. Elle corrige une erreur de raisonnement que ce wiki portait sur l'écart entre les deux fractions de l'aide publique, établit que le RN doit 84,8 % de sa dette à des personnes physiques et rien à une banque, que Les Républicains ont perdu 1 290 620 € pour non-respect de la parité — la retenue la plus lourde du pays — et que quatre formations parmi les mieux dotées ne sont pas des partis mais des guichets de reversement.

Ce second parti condamné importe. Une série de fiches où un seul parti apparaît condamné, alors qu'un autre l'est pour des faits de même nature, produirait le biais que ce wiki s'interdit — non par une affirmation fausse, mais par une omission orientée.

Dire « ils ont tous des affaires » serait exact et trompeur : ce sont des stades que le droit distingue. Et la cinquième ligne n'a de valeur que parce que la recherche y a été menée avec la même intensité que sur les quatre autres — sans quoi une absence de recherche se lirait comme un certificat de probité. L'asymétrie du cercle 3.4, déclarée jusqu'ici, est levée dans son principe — sans que cela vaille équivalence entre les deux dossiers.

Pour creuser#

Sources#

  1. Wikipédia, « Élection présidentielle française de 2027 » — https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lection_pr%C3%A9sidentielle_fran%C3%A7aise_de_2027 (B)
  2. Wikipédia, « Primaire de la gauche unitaire de 2026 » — https://fr.wikipedia.org/wiki/Primaire_de_la_gauche_unitaire_de_2026 (B)
  3. LCP — Assemblée nationale, « Présidentielle 2027 : la liste des candidats déjà en lice et des prétendants » — https://lcp.fr/actualites/presidentielle-2027-la-liste-des-candidats-deja-en-lice-et-des-pretendants-436373 (C)
  4. Franceinfo, « Qui sont les candidats déclarés ou pressentis pour la présidentielle 2027 ? » — https://www.franceinfo.fr/elections/presidentielle/de-lfi-au-rn-qui-sont-les-candidats-declares-ou-pressentis-pour-la-presidentielle-2027-a-un-an-de-l-echeance_7893704.html (C)
  5. Le JDD, « Présidentielle 2027 : la liste des 40 candidats déclarés ou pressentis » — https://www.lejdd.fr/politique/presidentielle-2027-la-liste-des-40-candidats-declares-ou-pressentis-177960 (C, groupe Bolloré — à recouper)

Limites#

  • Le classement par bloc est une convention de cette page, fondée sur le parti revendiqué et non sur une analyse idéologique. Plusieurs rangements sont discutables : Bernard Cazeneuve et Raphaël Glucksmann revendiquent des positions que le classement retenu ne restitue pas ; Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan sont regroupés alors qu'ils s'opposent frontalement.
  • Les vingt-trois candidats déclarés ont tous leur fiche, ainsi que trois pressentis (Bardella, Zemmour, Roussel). Restent sans fiche quatre pressentis (Wauquiez, Lisnard, Jadot, Mayer-Rossignol) et les trois retraits enregistrés. Les autres noms ne sont pas cliquables, volontairement, pour ne pas promettre un contenu inexistant.
  • Le critère de priorité retenu — le niveau dans les enquêtes d'opinion — n'est pas neutre. Il est employé comme ordre de travail éditorial, ce que l'arbitrage n° 1 autorise expressément, et non comme une affirmation sur l'état de l'opinion. Il reproduit la hiérarchie médiatique existante et désavantage les candidatures peu exposées. Il est assumé comme un ordre de travail, pas comme un jugement de pertinence.
  • Les dates de déclaration proviennent essentiellement de Wikipédia (cote B) et n'ont pas été remontées jusqu'à leur source primaire, une par une.
  • L'étiquette de parti de Xavier Bertrand (« Nous France ») et le rattachement exact de plusieurs micro-candidatures n'ont pas été vérifiés.
  • La liste des pressentis est incomplète : la presse en recense une quarantaine au total, contre sept ici. Le critère de sélection appliqué — être cité dans les enquêtes d'opinion ou dans un processus de désignation — n'est pas neutre et favorise les candidats déjà exposés.
  • Prochaine piste : ouvrir les fiches sujets, qui conditionnent la matrice des angles, puis compléter les cercles 3.2 à 3.4 ; remonter chaque date de déclaration à sa source primaire, et vérifier l'appartenance partisane de chacun auprès du registre des partis de la CNCCFP.