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Les municipales de mars 2026 — le dernier test avant 2027#

En bref#

Les 15 et 22 mars 2026, 34 875 conseils municipaux ont été renouvelés. C'est le dernier scrutin national au suffrage universel direct avant l'élection présidentielle, et VIGINUM le qualifie lui-même ainsi dans le rapport où il consacre une section aux « enseignements pour 2027 ».

Cette fiche existe parce que son absence était la lacune la plus lourde de ce wiki. Jusqu'au 25 août 2026, aucune page n'en donnait un seul résultat — alors que trois dossiers majeurs s'y adossent : les ingérences numériques caractérisées pendant la campagne, le projet Périclès qui visait « plus de 1 000 mairies », et les textes de parti qui en tirent chacun un bilan.

Deux faits dominent.

Le premier : Nice, cinquième ville de France, a basculé — mais pas au Rassemblement national. C'est Éric Ciotti, président de l'UDR et allié du RN, qui a battu Christian Estrosi, maire depuis 2008. La distinction n'est pas cosmétique : elle sépare une conquête directe d'une victoire par alliance.

Le second : l'abstention n'a pas été « sans précédent », contrairement à ce qu'affirme un texte de parti que ce wiki a lu. La participation a progressé de 12,44 points par rapport à 2020 — tout en restant inférieure à 2014.

Et un troisième, méthodologique, qui commande les deux autres : « le nombre de mairies d'un parti » n'est pas une grandeur bien définie. Elle dépend du seuil de population retenu, de la comptabilisation ou non des alliés, et d'un étiquetage attribué par l'administration plutôt que revendiqué par les élus. Le RN passe ainsi de « environ soixante » à 74 communes selon qu'on y ajoute l'UDR. Ce wiki ne publie donc aucun classement national des partis par nombre de mairies.


Les chiffres du scrutin#

Dates dimanches 15 et 22 mars 2026
Conseils municipaux renouvelés 34 875
Participation, 1ᵉʳ tour 57,10 % — +12,44 points par rapport à 2020
Participation, 2ᵈ tour 57,03 % — +15,17 points par rapport à 2020
Référence 2014 63,6 %

Ces chiffres se lisent dans les deux sens, et il faut donner les deux.

La participation a nettement progressé par rapport à 2020 — mais 2020 s'est tenu en pleine crise sanitaire, ce qui en fait une référence sans valeur comparative.

Elle reste inférieure de plus de six points à 2014, dernier scrutin municipal ordinaire. C'est en ce sens qu'un compte rendu de presse a pu parler du plus haut niveau d'abstention « hors séquence exceptionnelle de 2020 » pour un premier tour de municipales sous la Vᵉ République.

Une vérification, et une inexactitude relevée#

La base commune du Parti communiste, adoptée à 61,38 %, écrit : « L'abstention sans précédent pour un scrutin de ce type a montré qu'une large partie du peuple se sent abandonné ».

C'est inexact au sens littéral. L'abstention de 2026 est inférieure de 12,44 points à celle de 2020. Elle est élevée au regard de 2014, non « sans précédent ».

Ce wiki ne prête pas d'intention. L'auteur visait vraisemblablement les scrutins ordinaires, 2020 mise à part — lecture défendable, mais la formule employée ne la dit pas, et un lecteur pressé en tirera un fait faux.

L'ampleur du scrutin#

Chiffres du ministère de l'Intérieur, premier tour.

Candidats 904 042
Listes 50 478
Communes 34 875

La percée du Rassemblement national, et son périmètre exact#

C'est le résultat le plus commenté du scrutin, et il n'a pas la même valeur selon ce qu'on compte.

Indicateur Avant Après Périmètre
Mairies 22 74 RN et UDR, ses alliés
— dont gagnées au 1ᵉʳ tour — 31 idem
— dont gagnées au 2ᵈ tour — 43 idem
Mairies sortantes conservées — 20 sur 22 idem
Conseillers municipaux — plus de 3 000 idem
Départements avec des élus — 84 idem

Deux mairies sortantes ont été perdues : Villers-Cotterêts et Mazan.

Le gain net est donc de 52 communes, soit un peu plus qu'un triplement.

Le chiffre change selon le périmètre, et il faut le dire#

Source Chiffre Périmètre déclaré
Presse spécialisée 74 mairies RN + UDR
Gilles Ivaldi (CNRS / CEVIPOF) « environ soixante villes » RN, au second tour

Ces deux chiffres ne se contredisent pas : ils ne comptent pas la même chose. L'écart — une quinzaine de communes — correspond approximativement à ce que l'alliance apporte.

C'est la même distinction qu'à Nice, et elle traverse tout le bilan de ce scrutin : selon qu'on additionne ou non l'UDR d'Éric Ciotti, la « percée » change d'ampleur. Aucune des deux façons de compter n'est fautive ; présenter l'une sans dire laquelle l'est.

Un piège dans lequel ce wiki a failli tomber#

Un chiffre circule largement : « le Parti socialiste détient 14 mairies, dont Paris, Lille, Nantes et Rennes ». Il porte sur les municipales de 2020, pas de 2026, et sur les seules communes de plus de 100 000 habitants.

Ce wiki a manqué de le reprendre comme un résultat de 2026. Il est signalé ici pour que le lecteur ne commette pas l'erreur à son tour.

Les résultats nationaux par nuance#

Cette section a été recalculée le 25 août 2026 à partir des fichiers officiels du ministère de l'Intérieur (Municipales 2026 – Résultats – Communes, 34 836 communes, data.gouv.fr). Elle était auparavant en cote B, reprise d'une notice encyclopédique. Elle passe en cote A — et le passage a corrigé une erreur de ce wiki.

La correction : un pourcentage sans dénominateur#

Ce wiki publiait « Divers droite — 4 311 798 voix — 25,47 % ». Le nombre de voix est exact. Le pourcentage, lui, n'était pas la part des suffrages exprimés en France : il était calculé sur les seules voix allant à des listes nuancées.

Divers droite, premier tour Valeur
Voix 4 311 798
Part des voix nuancées — ce que le wiki publiait 25,47 %
Part des suffrages exprimés en France — ce qu'un lecteur comprenait 16,47 %

L'écart est de 9 points, et il joue dans le sens de la surestimation pour toutes les nuances. Cause : seuls 64,7 % des suffrages exprimés vont à une liste nuancée. Le reste n'est rattaché à rien.

Le tableau complet, rapporté aux exprimés nationaux#

Premier tour. 26 182 365 suffrages exprimés. Les deux colonnes sont données parce que l'écart entre elles est le sujet.

Nuance Voix % des exprimés % des voix nuancées
Divers droite 4 311 798 16,47 % 25,47 %
Divers gauche 2 594 991 9,91 % 15,33 %
Divers centre 2 092 043 7,99 % 12,36 %
Union de la gauche 2 086 148 7,97 % 12,32 %
Divers 1 594 324 6,09 % 9,42 %
Rassemblement national 937 299 3,58 % 5,54 %
La France insoumise 654 691 2,50 % 3,87 %
Les Républicains 561 117 2,14 % 3,31 %
Union de la droite 516 965 1,97 % 3,05 %
Union du centre 348 967 1,33 % 2,06 %
Union de l'extrême droite 243 308 0,93 % 1,44 %
Parti socialiste 228 607 0,87 % 1,35 %
Extrême droite 175 349 0,67 % 1,04 %
Extrême gauche 149 954 0,57 % 0,89 %
Régionaliste 105 512 0,40 % 0,62 %
Parti communiste 66 606 0,25 % 0,39 %
UDI 64 739 0,25 % 0,38 %
Les Écologistes 61 674 0,24 % 0,36 %
Écologistes divers 55 608 0,21 % 0,33 %
UDR 24 998 0,10 % 0,15 %
Reconquête 18 160 0,07 % 0,11 %
Horizons 13 726 0,05 % 0,08 %
Divers souverainiste 10 872 0,04 % 0,06 %
MoDem 7 586 0,03 % 0,04 %
Renaissance 4 866 0,02 % 0,03 %

Ce tableau ne mesure pas un rapport de force national, et il faut dire pourquoi précisément.

Le nuançage ne couvre pas la France#

C'est le fait que ce wiki ignorait, et qui invalide tout classement. Les préfets n'attribuent une nuance que dans les communes de 3 500 habitants et plus, ainsi que dans les chefs-lieux d'arrondissement. Le Conseil d'État a validé ce seuil le 27 février 2026, en relevant qu'il permet de nuancer « environ deux tiers du corps électoral ».

Le calcul sur le fichier officiel confirme exactement cette estimation — et montre à quel prix :

Nombre Part
Communes au fichier du premier tour 34 836 100 %
— dont au moins une liste nuancée 3 282 9,4 %
— dont aucune nuance du tout 31 554 90,6 %
Électeurs inscrits 48 474 213 100 %
— dans les communes nuancées 31 937 106 65,9 %

Neuf communes sur dix n'ont aucune nuance politique, et un tiers des électeurs vote dans ces communes-là. Un « classement des partis par nombre de mairies » établi sur ces fichiers porterait donc sur moins de 10 % des communes françaises, sans le dire.

Et là où il couvre, il classe surtout en « divers »#

Deuxième obstacle, plus destructeur encore. Dans les 3 282 communes nuancées du premier tour :

Listes Part
Listes nuancées 8 997 100 %
— classées « divers » (DVD, DVG, DVC, DIV) 6 731 74,8 %
— classées listes d'union (UG, UC, UD, UXD, DSV) 658 7,3 %
— rattachées à un parti identifiable 1 608 17,9 %

Rapporté aux sièges de conseillers municipaux attribués dès le premier tour dans ces communes — 70 934 sièges — l'effet est encore plus net : 85,8 % vont à des listes classées « divers ».

Les partis de la majorité présidentielle sont statistiquement absents du nuançage :

Nuance Sièges obtenus au premier tour
Divers droite 23 701
Divers gauche 13 647
Divers 11 890
Divers centre 11 628
Les Républicains 1 910
Rassemblement national 1 034
Parti socialiste 1 023
Parti communiste 469
La France insoumise 216
Les Écologistes 35
Horizons 29
Renaissance 28

Renaissance obtient 28 sièges nuancés au premier tour, Horizons 29, le MoDem 51. Cela ne signifie évidemment pas que ces partis n'ont pas d'élus municipaux : cela signifie que leurs candidats sont classés ailleurs, principalement en « divers centre ». Le nuançage mesure une opération administrative, pas une implantation.

Le dernier verrou : l'État ne relie jamais les maires aux partis#

Restait une possibilité : joindre les résultats au Répertoire national des élus, seul fichier qui nomme les maires effectivement en fonction. Il a été téléchargé le 25 août 2026, dans sa version mise à jour le 11 août 2026, après le renouvellement.

Il recense 34 826 maires. Il comporte quatorze colonnes. Aucune n'est politique.

Département · commune · nom · prénom · sexe · date de naissance · catégorie socio-professionnelle · date de début de mandat · date de début de fonction.

L'État publie donc qui sont les maires, et publie séparément une nuance pour 9,4 % des communes — mais ne joint jamais les deux. Il n'existe, dans les données publiques françaises, aucun fichier reliant un maire à un parti.

Conséquence à retenir. Tout « classement des partis par nombre de mairies » publié après un scrutin municipal est une reconstruction, opérée par son auteur à partir de sources disjointes et de conventions qu'il n'explicite pas nécessairement. Ce n'est pas une donnée officielle, et il n'en existe pas. C'est la raison, désormais démontrée, du refus posé plus haut.

(Note pour situer : 33 207 maires ont pris leurs fonctions le 15 mars 2026 et 1 537 le 22 mars — le second tour n'a concerné qu'une commune sur vingt-trois.)

Pourquoi « le nombre de mairies d'un parti » n'est pas une grandeur bien définie#

C'est le principal enseignement méthodologique de cette recherche, et il vaut d'être posé avant tout chiffre.

Trois choix, jamais neutres, déterminent le résultat annoncé :

  1. Le seuil de population. Un parti peut détenir des centaines de communes de moins de 1 000 habitants et une poignée de grandes villes. Les comptages « plus de 3 500 », « plus de 10 000 » ou « plus de 100 000 habitants » donnent des classements différents.
  2. Le périmètre des alliés. Le RN passe de « environ soixante » à 74 selon qu'on ajoute ou non l'UDR.
  3. L'étiquetage lui-même. Aux municipales, la majorité des maires n'a pas d'étiquette de parti. Les nuances du ministère sont attribuées par l'administration, pas revendiquées par les élus. Ce point n'est plus une intuition : il est mesuré ci-dessus. Le nuançage ne concerne que 9,4 % des communes, et il classe 74,8 % des listes qu'il touche en « divers » — 85,8 % des sièges.

Ce wiki ne publie donc aucun classement national des partis par nombre de mairies, et n'en publiera pas tant qu'il n'aura pas ouvert les résultats officiels avec un seuil explicite. Une seule série est reprise ici — celle du RN — parce que son périmètre est déclaré par sa source.

Un ordre de grandeur pour situer : les listes citoyennes, sans étiquette de parti, ont remporté près de 160 communes, mieux qu'en 2020.

Ce que chaque formation a gagné et perdu#

Attention à la nature de ce tableau : il recense des villes citées par les sources consultées, non un décompte exhaustif. Une ville absente n'est pas une ville sans résultat.

Formation Gains cités Pertes ou échecs cités
UDR (Éric Ciotti), allié au RN Nice — Éric Ciotti bat Christian Estrosi, maire depuis 2008 —
Rassemblement national Agde, Carcassonne, Carpentras, Orange, Liévin, Saint-Avold, Montargis, La Flèche, Tarascon Échoue à Nîmes, Marseille et Toulon
Gauche (coalitions variables) Amiens et Nîmes —
Parti communiste Nîmes devient la plus grande ville dirigée par un communiste en France —
La France insoumise Saint-Denis, Roubaix —
Les Écologistes Conservent Lyon et Tours Perdent Besançon et Strasbourg
Camp présidentiel Annecy, Bordeaux — ; conserve Le Havre, Reims, Angers
Gauche, villes conservées Paris, Marseille, Nantes, Lille, Rennes, Grenoble —

Deux scrutins qui méritent leur ligne#

Paris — Emmanuel Grégoire, pour une union de la gauche hors La France insoumise, l'emporte avec 50,52 %, alors que les sondages annonçaient un résultat très serré.

Marseille — Benoît Payan, sortant, est réélu avec 54,34 %, devant le candidat du RN à 40,3 %. C'est l'un des trois échecs du RN dans une grande ville.

La distinction Nice / RN, et pourquoi elle compte#

Jordan Bardella a salué « la plus grande percée » de l'histoire de l'extrême droite. C'est sa qualification, pas un constat de ce wiki.

Mais la ville qui donne à cette percée son ampleur symbolique — Nice — n'a pas été gagnée par le Rassemblement national. Elle l'a été par Éric Ciotti, sous l'étiquette de l'Union des droites pour la République, avec le soutien du RN. Ciotti était l'ancien adjoint d'Estrosi et a quitté Les Républicains en 2024 précisément pour s'allier au RN.

Trois lectures sont possibles, et ce wiki n'en retient aucune :

  • une victoire du RN par procuration, l'étiquette n'étant qu'un véhicule ;
  • une victoire d'une droite distincte, que l'alliance a rendue possible sans la dissoudre ;
  • une victoire personnelle, dans une ville où Ciotti est implanté de longue date.

Ce qui est établi : l'étiquette est UDR, le soutien est RN, et Christian Estrosi a annoncé se retirer de la vie politique sans siéger dans l'opposition.

Ce que les partis en ont dit#

Deux textes de parti lus par ce wiki en tirent un bilan. Ce sont des appréciations partisanes, rapportées comme telles.

Source Ce qu'elle affirme
Base commune du PCF, adoptée à 61,38 % « Reculs significatifs » du PS ; « échecs » des Écologistes ; LFI aurait « parfois » fait « chuter délibérément des municipalités sortantes de gauche, comme à Vénissieux » ; le PCF aurait conservé et remporté « plusieurs centaines de villes »
Jordan Bardella « La plus grande percée » de l'histoire de l'extrême droite

L'accusation visant La France insoumise n'est pas vérifiée par ce wiki, et le cas de Vénissieux n'est pas documenté ici. Elle est rapportée parce que le texte qui la porte a été adopté par une majorité d'adhérents d'un parti — donc parce qu'elle est un fait de discours établi, non un fait établi.

Ce que le scrutin dit — et ne dit pas — pour 2027#

Ce que VIGINUM en tire. Son rapport public du 11 juin 2026 conclut que « le volume et l'impact des ingérences numériques étrangères détectées durant les élections municipales 2026 sont restés très limités », mais qu'« une accentuation de la menace est à anticiper » pour 2027. Quatre ingérences y ont été caractérisées : deux russes, une vietnamienne à but lucratif, une visant La France insoumise.

Ce qui reste sans réponse, après recherche dédiée. Le document révélé du projet Périclès fixait pour 2026 l'objectif d'« aider à remporter plus de 1 000 mairies », dont 300 villes pour le seul RN, et Pierre-Édouard Stérin a déclaré au New York Times avoir « accompagné la formation de 4 000 candidats de droite ». Son école, Politicae, revendique 2 060 candidats accueillis en 2025.

Aucune source publique ne relie ces candidats à un résultat électoral. Ni Périclès, ni Politicae, ni la presse, ni la commission d'enquête du Sénat — qui a rendu son rapport près de quatre mois après le scrutin.

Ce trou n'est pas anodin. Le directeur de Périclès affirme sous serment que l'organisation « n'a pas le moindre objectif électoral », quand un document interne fixait un objectif chiffré en mairies. Mesurer le résultat serait le seul moyen de départager ces deux énoncés — et personne ne le publie.

Une mise en garde de méthode, qui vaut pour toute cette fiche. Un scrutin municipal n'est pas un sondage grandeur nature pour la présidentielle : il se joue sur des notabilités locales, des alliances de circonstance et des enjeux communaux. Les reports d'un scrutin à l'autre sont historiquement mauvais. Cette fiche documente un fait électoral, elle ne prédit rien.

Pour creuser#

Sources#

  1. Ministère de l'Intérieur, Élections municipales 2026 — Résultats du premier tour et du second tour, fichiers Municipales 2026 – Résultats – Communes (A — données officielles, Licence ouverte 2.0) — ✅ TÉLÉCHARGÉS ET CALCULÉS le 25 août 2026 : 34 836 communes au premier tour, participation, voix et sièges par nuance, couverture du nuançage — https://www.data.gouv.fr/datasets/elections-municipales-2026-resultats-du-premier-tour · https://www.data.gouv.fr/datasets/elections-municipales-2026-resultats-du-second-tour 0 ter. Ministère de l'Intérieur, Répertoire national des élus, fichier elus-maires-mai.csv, mise à jour du 11 août 2026 (A) — ✅ TÉLÉCHARGÉ ET INSPECTÉ le 25 août 2026 : 34 826 maires, quatorze colonnes, aucune nuance politique — https://www.data.gouv.fr/datasets/repertoire-national-des-elus-1 0 bis. Conseil d'État, décision du 27 février 2026 validant la circulaire d'attribution des nuances politiques, qui retient le seuil de 3 500 habitants au motif qu'il couvre « environ deux tiers du corps électoral » (A) — connue par des comptes rendus professionnels, décision non lue dans son texte
  2. Wikipédia, « Élections municipales françaises de 2026 » (B) — dates, 34 875 conseils municipaux, taux de participation, résultats par nuance, villes gagnées et perdues — https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_municipales_fran%C3%A7aises_de_2026
  3. Franceinfo, pages résultats « abstention » et « résultats du RN » (C — audiovisuel public) — participation, villes conquises par le RN, déclaration de Jordan Bardella — https://www.franceinfo.fr/elections/abstention/ · https://www.franceinfo.fr/elections/municipales/resultats-du-fn/
  4. France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur (franceinfo) (C) — Nice : victoire d'Éric Ciotti sur Christian Estrosi, et retrait annoncé de ce dernier — https://france3-regions.franceinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/alpes-maritimes/nice/resultats-ciotti-estrosi-ou-chesnel-le-roux-qui-va-gagner-la-triangulaire-de-nice-lors-du-2nd-tour-de-ces-municipales-3321084.html
  5. Touteleurope.eu (C — indépendant des sources 2 et 3) — synthèse du second tour — https://www.touteleurope.eu/vie-politique-des-etats-membres/elections-municipales-2026-ce-qu-il-faut-retenir-du-second-tour/
  6. Institut Avant-garde (C) — analyse de la progression de l'extrême droite — NON LUE, citée pour son existence — https://www.institutavantgarde.fr/municipales-2026-ce-que-les-urnes-revelent-de-la-progression-de-lextreme-droite/ 5 bis. Gilles Ivaldi (CNRS / CEVIPOF, Sciences Po), « Quel bilan pour le Rassemblement national aux municipales de 2026 ? » (B — laboratoire de recherche reconnu) — « environ soixante villes » pour le RN au second tour ; la note de recherche complète n'a pas été lue — https://www.sciencespo.fr/cevipof/fr/actualites/quel-bilan-pour-le-rassemblement-national-aux-municipales-de-2026/ 5 ter. Parlons-politique (C) — 22 → 74 mairies pour le RN et l'UDR, 31 au premier tour et 43 au second, 20 des 22 sortantes conservées, pertes de Villers-Cotterêts et Mazan, plus de 3 000 conseillers municipaux, 84 départements — https://www.parlons-politique.fr/elections/municipales-2026-comment-le-rassemblement-national-a-multiplie-ses-mairies-de-22-a-74-et-simplante-desormais-dans-84-departements_10811/ 5 quater. Ministère de l'Intérieur, portail officiel des résultats (A) — 904 042 candidats, 50 478 listes, 34 875 communes ; les résultats agrégés n'ont pas été extraits — https://www.resultats-elections.interieur.gouv.fr/municipales2026/ 5 quinquies. Vert.eco (C) — les listes citoyennes remportent près de 160 communes — https://vert.eco/articles/resultats-des-elections-municipales-2026-les-listes-citoyennes-font-mieux-quen-2020-et-remportent-pres-de-160-communes
  7. VIGINUM (SGDSN), rapport public du 11 juin 2026 (A) — LU — les quatre ingérences caractérisées et les enseignements pour 2027 — https://www.sgdsn.gouv.fr/files/files/viginum/Publications/20260611_SGDSN_VIGINUM_Rapport-public_Elections-municipales.pdf
  8. Parti communiste français, Un communisme de conquêtes, base commune du 40ᵉ congrès (D) — LUE — le bilan partisan du scrutin — https://assets.nationbuilder.com/pcf/pages/39363/attachments/original/1775044132/base_commune.pdf

Note de cotation. Cette fiche est cotée B : l'essentiel de ses résultats provient d'une notice encyclopédique, recoupée par deux ensembles de presse indépendants pour les points principaux — la participation, Nice, Paris, Marseille. Aucune source officielle n'a été consultée, alors que le ministère de l'Intérieur publie les résultats complets. C'est la faiblesse principale de cette fiche, et elle est corrigeable.

Limites#

  • Le portail officiel du ministère de l'Intérieur a été ouvert, mais rien n'en a été extrait. C'est une interface de recherche commune par commune, sans page de résultats nationaux agrégés. Les données brutes sont sur data.gouv.fr et n'ont pas été traitées. Seuls les totaux de candidats et de listes, repris par la presse, en proviennent.
  • Aucun total national par parti n'est publié ici, et c'est délibéré. Un tel total n'existe pas sans trois conventions explicites — seuil de population, périmètre des alliés, étiquetage — que les sources consultées ne donnent presque jamais. La seule série reprise est celle du RN, parce que sa source déclare son périmètre.
  • Les chiffres de LR et du PS ont été écartés. Les sources consultées en donnent (« 1 267 maires », « 298 communes contre 305 en 2020 », « 14 mairies ») sans préciser le seuil, et l'un d'eux s'est révélé porter sur 2020. Les reprendre aurait produit un tableau faux d'apparence complète.
  • ~~Deux valeurs de participation circulent.~~ Levé le 25 août 2026 par le calcul direct sur le fichier officiel : 27 678 488 votants pour 48 474 213 inscrits, soit 57,10 % de participation et 42,90 % d'abstention au premier tour. La valeur de la notice encyclopédique était la bonne ; les 57,17 % et 57,6 % de la presse ne sont pas retrouvés. (Second tour : 1 526 communes, 16 879 356 inscrits, 57,03 %.)
  • La liste des villes gagnées et perdues n'est pas exhaustive : ce sont les villes que les sources ont citées. Une ville absente de cette fiche n'est pas une ville sans résultat.
  • Le résultat de Vénissieux n'est pas documenté, alors qu'un texte de parti en fait le cas emblématique d'une accusation contre La France insoumise.
  • Le bilan des « 1 000 mairies » de Périclès et des « 4 000 candidats » de Pierre-Édouard Stérin est totalement inconnu. C'est la question la plus intéressante que ce scrutin pose à ce wiki, et elle est entièrement ouverte.
  • Les comptes de campagne ne sont pas instruits. La CNCCFP contrôle ceux des communes de plus de 9 000 habitants ; leurs décisions ne seront publiées que plus tard, et ce wiki ne les a pas cherchées.
  • Aucune analyse sociologique du vote n'est reprise — ni report de voix, ni structure de l'abstention, ni géographie du scrutin.
  • Les fichiers officiels ont été ouverts le 25 août 2026, et ils n'ont pas levé la limite qu'on en attendait. Ils donnent bien les totaux par nuance et par commune — mais ils ont montré que le nuançage ne couvre que 9,4 % des communes et classe l'essentiel en « divers ». Le classement des partis par nombre de mairies reste impossible, et on sait désormais pourquoi. Ce n'était pas un manque de données : c'est que la grandeur n'est pas définie.
  • Les fichiers ne disent pas qui est devenu maire. Ils donnent des conseillers municipaux élus. Le maire est élu ensuite par le conseil, et ce vote ne figure dans aucun fichier de résultats. Une liste majoritaire en sièges peut perdre la mairie par recomposition.
  • Le Répertoire national des élus a été ouvert le 25 août 2026 : 34 826 maires, quatorze colonnes, aucune politique. La question est donc close — il n'existe aucune donnée publique reliant un maire à un parti.
  • Prochaine piste : puisque aucun classement officiel n'est possible, instruire à la place les reconstructions publiées — quel seuil, quel périmètre, quelle convention d'étiquetage chaque média a retenus. C'est un travail de réfutation, pas de comptage.