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Agriculture#

En bref#

60 % des chefs d'exploitation pourraient partir à la retraite dans les dix ans, et le solde est déjà négatif : 21 000 départs pour 14 000 installations en 2022. Le revenu explique en partie pourquoi : 29 410 € de résultat courant avant impôt par actif non salarié en 2024, en baisse de 19,9 % sur un an, après deux années consécutives de recul. Le nombre d'exploitations est passé de 390 000 en 2020 à 349 600 en 2023, après avoir été divisé par quatre entre 1970 et 2020.

Et un basculement historique s'est produit : la balance commerciale agroalimentaire française est en déficit — 515 millions d'euros sur douze mois glissants à fin novembre 2025. Un rapport du Sénat le qualifie de « chronique d'une chute annoncée ».

Tous les programmes lus emploient le même terme — « souveraineté alimentaire » — pour désigner des politiques différentes.


État des faits#

Les exploitations#

Données de cote A : Agreste, INSEE, Sénat.

Indicateur Valeur
Exploitations en France métropolitaine, 2023 349 600
Exploitations en 2020 près de 390 000, soit 100 000 de moins qu'en 2010
Évolution 1970-2020 nombre d'exploitations divisé par quatre
Surface moyenne par agriculteur, même période plus que triplée

La concentration est le mouvement de fond. Moins d'exploitations, plus grandes, avec un besoin d'équipement plus lourd et plus coûteux — ce qui élève la barrière à l'installation.

Le renouvellement des générations#

Indicateur Valeur
Part des chefs d'exploitation pouvant partir à la retraite dans les dix ans 60 %
Départs à la retraite en 2022 21 000
Installations la même année 14 000
Solde −7 000, et il devrait s'accroître

C'est le chiffre décisif de cette fiche. Une profession dont 60 % des chefs peuvent partir en dix ans, avec deux départs pour moins d'une installation et demie, affronte un problème structurel que ni les prix ni les aides ne règlent directement.

Le revenu agricole#

Données Agreste, réseau d'information comptable agricole (RICA) — cote A.

Indicateur Valeur 2024 Évolution
Résultat courant avant impôt par actif non salarié, en équivalent temps plein 29 410 € −19,9 % en euros constants sur un an
Excédent brut d'exploitation par actif non salarié, en ETP 61 640 € retour au niveau de la période 2017-2020
EBE, toutes orientations — −9,4 % en 2024, après −25,7 % en 2023

Deux années consécutives de forte baisse. Après le pic de 2022, l'excédent brut d'exploitation recule de 25,7 % en 2023 puis de 9,4 % en 2024, effaçant les hausses de 2021 et 2022. Le contexte est celui de mauvaises récoltes liées au climat — céréales et viticulture particulièrement — et d'une baisse des prix de nombreuses productions végétales.

Les écarts entre filières sont considérables. Les niveaux de vie sont « généralement plus faibles » en élevage bovin, ovin et caprin qu'en viticulture. Et en 2024, la baisse n'a pas frappé également :

Filière Évolution 2024
Céréales et oléoprotéagineux −35,2 % d'excédent brut d'exploitation par actif non salarié — la plus touchée
Polyculture-polyélevage Dégradation moindre

Le réseau d'information comptable agricole couvre une douzaine d'orientations — céréales et oléoprotéagineux, grandes cultures, horticulture, viticulture, fruits, bovins lait, bovins viande, bovins mixtes, ovins et caprins, porcins, volailles, polyculture-polyélevage.

Les disparités sont fortes y compris à l'intérieur de chaque filière, l'hétérogénéité la plus marquée se trouvant dans les exploitations spécialisées en « autres grandes cultures ». Une moyenne de filière est donc, elle aussi, une moyenne trompeuse.

C'est la variable manquante de la section précédente. Un revenu en baisse de près de 20 % en un an, dans un métier exigeant un capital lourd, explique mécaniquement une partie du déficit d'installations — sans qu'aucune source consultée n'établisse ce lien formellement.

Les aides publiques#

Indicateur Valeur
Aides PAC versées en 2025 environ 7,1 milliards d'euros
dont aide de base et redistributive 4,77 milliards
dont indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN) 1,2 milliard
dont aides bovines, ovines et caprines 553 millions
Total public 2026 — PAC, dispositifs sociaux et fiscaux, agriculture, alimentation et forêt plus de 25 milliards d'euros
Enveloppe européenne de la PAC 264 milliards

L'écart entre 7,1 et plus de 25 milliards mérite d'être noté : les aides directes ne sont qu'une partie du soutien public, le reste passant par des dispositifs sociaux et fiscaux moins visibles.

La balance commerciale agroalimentaire#

Indicateur Valeur
Déficit en septembre 2025 123 millions d'euros
Déficit sur douze mois glissants, fin novembre 2025 515 millions d'euros
Progression de la valeur de la production agricole française, 2019-2025 la plus faible de l'Union européenne
Projection la France pourrait passer derrière l'Espagne dès 2029

C'est un basculement historique. La France était structurellement excédentaire en agroalimentaire ; elle ne l'est plus. Le rapport du Sénat qui le documente s'intitule « Balance commerciale agricole : chronique d'une chute annoncée. Y a-t-il un pilote dans le tracteur ? ».

Ce qui n'est pas établi#

  • Les causes du déficit commercial : compétitivité-coût, compétitivité hors coût, normes, spécialisation, taux de change. Aucune source consultée n'en fait la part.
  • L'effet des aides PAC sur le revenu agricole — leur poids varie fortement selon les filières et n'est pas chiffré ici.
  • L'efficacité des dispositifs d'aide à l'installation.
  • Le revenu agricole moyen, qui n'a pas été trouvé et dont la mesure est contestée entre filières.

Le seul domaine où l'Europe est jugée négativement#

Cette fiche n'avait aucune mesure d'opinion. L'Eurobaromètre standard n° 105 en apporte une, et elle isole l'agriculture de tout le reste.

« L'appartenance de la France à l'Union européenne a-t-elle un bon ou un mauvais effet sur… ? » — question QA10, terrain 12 mars – 5 avril 2026, cote A.

Domaine Bon effet Mauvais effet Évol. du mauvais effet
La sécurité du pays 67 % 28 % +4
Notre influence dans le monde 60 % 31 % +5
Notre économie 46 % 46 % −3
Notre niveau de vie 46 % 45 % −9
L'emploi 37 % 50 % −14
Notre agriculture 33 % 61 % +11

Deux faits, et le second est plus fort que le premier :

  1. L'agriculture est le seul des six domaines où une nette majorité juge l'effet européen négatif — 61 %, contre 33 % qui le jugent positif.
  2. Elle est aussi le seul domaine qui se dégrade. Pendant que l'emploi gagne quatorze points et le niveau de vie neuf, l'agriculture en perd onze. Le mouvement est inverse de celui de tous les autres domaines, sur la même enquête et la même période.

Ce que ce chiffre ne dit pas

Il ne dit pas que la politique agricole commune serait défavorable à l'agriculture française — c'est une question de fait, que cette mesure n'aborde pas et que cette fiche traite ailleurs.

Il ne mesure pas non plus la préoccupation : l'agriculture ne figure dans aucune des deux listes d'enjeux de l'enquête, et sa pénétration dans le grand public reste non mesurée.

Ce qu'il mesure est un jugement, et ce jugement se dégrade contre la tendance générale — ce qui, à huit mois d'une campagne, est l'information la plus utile de ce tableau.

Pénétration dans le grand public#

Notoriété du sujet forte par épisodes — mobilisations agricoles, Salon de l'agriculture
Niveau de connaissance moyen non mesuré
Trajectoire non mesurée
Mesuré par l'Eurobaromètre n° 105 ? Non pour les enjeux, oui pour la demande d'action. Trois questions convergentes — QC3, QB7 et QE3 — donnent une position française stable. Non pour les enjeux : Aucun item agricole ni alimentaire dans la question QA3, ni dans QA4, ni dans QA5. Oui pour une mesure indirecte : la politique agricole commune figure dans QC3, où elle arrive dernière des onze résultats de l'Union, à 7 % — voir juste après
Base de cette estimation estimation non sourcée — et elle le reste

Ce n'est pas une lacune de ce wiki, c'est une propriété de l'instrument. Le principal sondage public européen propose une liste fermée d'enjeux ; ce sujet n'y figure pas, et aucune approximation n'a été substituée. Voir l'opinion française, mesurée, qui liste les six fiches dans ce cas.

Une mesure indirecte, trouvée le 27 août 2026 — et elle est sévère#

La même enquête pose une autre question, où la politique agricole commune figure comme item :

QC3 — « Parmi les propositions suivantes, laquelle vous semble être le résultat le plus positif de l'UE ? Et ensuite ? » — deux réponses au maximum, onze items.

France UE27
La politique agricole commune 7 % (−2) 7 % (−1)
Rang parmi les onze résultats proposés dernier dernier
Premier item cité en France la paix entre États membres, 31 % —

C'est le résultat le plus frappant de cette table pour la France, et il tient en une phrase : le pays qui est le premier bénéficiaire de la politique agricole commune la place au dernier rang de ce que l'Union a réussi, exactement au même niveau que la moyenne européenne. Elle recule en outre de deux points en cinq mois.

Ce que ce wiki en déduit — et c'est étroit.

  • Ce n'est pas une mesure de l'importance du sujet agricole. La question porte sur les réussites de l'Union, pas sur les priorités du pays. Un répondant peut juger l'agriculture essentielle et ne pas créditer l'Europe de ce qui s'y fait.
  • Ce n'est pas non plus un rejet de la PAC. Sept pour cent la citent parmi deux réponses sur onze : arithmétiquement, un item ne peut dépasser 100 % et la somme des onze plafonne à environ 191 %. Le dernier rang ne veut pas dire « impopulaire », il veut dire « rarement le premier résultat auquel on pense ».
  • Ce qui est solide, c'est l'absence d'écart franco-européen. Sur presque tous les items de cette question la France se distingue — +7 sur l'euro, −7 sur la puissance économique, +3 sur la paix. Sur la PAC, elle est à la moyenne au point près. Le premier bénéficiaire d'une politique européenne ne la crédite pas davantage que les autres, et c'est cela le fait.

Ce que cela vaut pour la campagne. Toute affirmation du type « les Français sont attachés à la PAC » ou « les Français rejettent la PAC » ne peut pas s'appuyer sur ce chiffre : il ne mesure ni l'attachement ni le rejet. Il mesure ce qui vient à l'esprit quand on demande ce que l'Union a réussi. Le classement complet est dans Europe.

Et une seconde mesure, qui va exactement en sens inverse#

La même enquête demande, dans une autre série de questions, ce que les répondants voudraient que le budget européen finance — trois réponses au maximum, dix-huit items (question QE3).

France UE27
Agriculture et développement rural, souhaité 30 % (+7) 21 % (+2)
Rang parmi les dix-huit postes proposés deuxième, derrière la sécurité et la défense (33 %) —
Pour mémoire, ce que les mêmes croient que le budget finance (QE2) 23 % 16 %
Pour mémoire, la PAC comme réussite de l'Union (QC3) 7 %, dernier 7 %, dernier

Voici le résultat, et il n'est pas trivial. Sur trois questions de la même enquête, posées aux mêmes personnes dans le même entretien, l'agriculture obtient :

  • le dernier rang quand on demande ce que l'Union a réussi — 7 % ;
  • le troisième rang quand on demande ce que le budget européen finance — 23 % ;
  • le deuxième rang quand on demande ce qu'il devrait financer — 30 %, et +7 points en cinq mois, la plus forte hausse de tous les postes souhaités par les Français.

Les trois chiffres sont cohérents et disent une seule chose : les Français veulent que l'Europe finance l'agriculture, savent qu'elle le fait, et ne considèrent pas que ce qu'elle y fait soit une réussite. Ce n'est ni un rejet de la PAC ni un soutien à la PAC : c'est une demande de politique agricole européenne assortie d'un jugement négatif sur celle qui existe.

Ce que ce wiki ne déduit pas. Que les répondants aient en tête la PAC lorsqu'ils répondent « agriculture et développement rural » à QE3 — les libellés ne sont pas les mêmes, et l'un des deux ne nomme pas la politique. Que ce jugement porte sur le montant, sur les critères, sur la répartition ou sur les résultats : l'enquête ne le distingue pas. Et que la position française soit spécifique : l'écart avec l'UE27 est de neuf points sur le souhait, ce qui est notable, mais le classement relatif est le même partout.

Une troisième mesure, et le faisceau devient le plus cohérent du corpus#

Ajoutée quelques heures plus tard, le 27 août 2026. Une cinquième question de la même enquête — QB7 — demande « dans lesquels des domaines l'UE devrait-elle prendre des mesures à moyen terme ? », deux réponses au maximum sur quinze domaines.

France UE27
L'agriculture 17 % (+6) 11 % (+2)
Rang parmi les quinze domaines sixième neuvième

+6 points en cinq mois : c'est le plus fort mouvement français de cette question, et six points au-dessus de la moyenne européenne.

Le tableau des trois mesures, qui n'utilisent ni la même liste, ni la même échelle, ni le même verbe :

Question Ce qu'elle demande France Rang
QC3 ce que l'Union a réussi 7 % (−2) dernier sur onze
QB7 où l'Union devrait agir 17 % (+6) sixième sur quinze
QE3 ce que le budget devrait financer 30 % (+7) deuxième sur dix-huit

Les deux questions prospectives montent fortement ; la question rétrospective reste au plancher et recule. C'est le faisceau le plus cohérent que ce wiki ait tiré de cette enquête, et il tient en une phrase : la demande d'Europe agricole augmente, le crédit accordé à l'Europe agricole n'augmente pas.

Ce que cela vaut, et ce que cela ne vaut pas.

  • Ce n'est toujours pas une mesure d'opinion sur la PAC. Aucune des trois questions ne la nomme, sauf QC3. Ce wiki n'a trouvé aucune enquête portant directement sur son maintien, son budget ou sa réforme, et c'est une lacune réelle sur un sujet de campagne.
  • La convergence des trois n'est pas une preuve, c'est une cohérence. Trois mesures issues du même échantillon dans le même entretien ne sont pas trois observations indépendantes. Ce qu'elles établissent est que la position française est stable d'une formulation à l'autre, ce qui est déjà beaucoup — la plupart des items du corpus ne le sont pas.
  • La hausse est récente et courte. Cinq mois, deux vagues. Ce wiki ne sait pas si c'est une inflexion ou la poursuite d'une tendance, faute d'avoir consulté les vagues antérieures.

C'est aussi, pour cette fiche, le seul endroit où une demande d'action européenne en matière agricole est chiffrée. Elle l'était jusqu'ici uniquement par les mobilisations et les programmes. Voir Europe pour l'écart complet entre ce que les Français croient et ce qu'ils souhaitent, poste par poste.

Diversions et angles de détournement#

Diversion Mécanisme Réponse courte
« Souveraineté alimentaire » comme mot-valise Tous les programmes l'emploient pour des politiques opposées Demander quelle politique le mot recouvre : protection du foncier, prix, normes, ou relocalisation
Le déficit commercial comme preuve d'un échec unique Ses causes ne sont pas établies Compétitivité, normes, spécialisation : aucune n'est isolée par les sources
Les 7,1 milliards d'aides présentés comme le soutien total Le total public dépasse 25 milliards en 2026 Les aides directes ne sont qu'une partie
Opposer normes et compétitivité Présenté comme un arbitrage évident dans les deux sens Aucune source consultée ne l'établit
Le renouvellement présenté comme un problème de vocation 60 % de départs possibles en dix ans est un fait démographique La pyramide des âges ne se corrige pas par le discours
Un revenu moyen tenant lieu de description Les écarts entre filières sont considérables, et à l'intérieur de chaque filière aussi Le RCAI moyen de 29 410 € masque des situations très différentes : −35,2 % en céréales, dégradation moindre en polyculture-polyélevage

Angles par acteur#

Le fait le plus notable de ce sujet : tous les programmes lus emploient le même terme — « souveraineté alimentaire » — pour désigner des politiques différentes.

Acteur Position Source
Bernard Cazeneuve Agriculture traitée comme souveraineté alimentaire : concurrence déloyale, normes non appliquées ailleurs, prix dictés par les distributeurs, protection du foncier, sortie de l'intensif destructeur Programme lu
Édouard Philippe Créer 100 territoires de souveraineté alimentaire ; plan de transmission et de modernisation Site de campagne lu
Jean-Luc Mélenchon Souveraineté alimentaire et révolution agricole : pour une agriculture écologique et paysanne Programme lu
Marine Tondelier et les Écologistes Agriculture et alimentation durables ; renforcement des moyens de l'Office national des forêts et du Centre national de la propriété forestière Programme lu
Gabriel Attal Agriculture compétitive Site de campagne
Bruno Retailleau · Marine Le Pen · Jordan Bardella · Xavier Bertrand Non documentées —

Ce que ce tableau montre#

« Souveraineté alimentaire » recouvre au moins quatre politiques distinctes, toutes défendues sous le même mot :

Ce que le mot désigne Chez qui
Protéger des importations — normes non appliquées ailleurs, concurrence déloyale Cazeneuve
Territorialiser la production — 100 territoires dédiés Philippe
Changer de modèle — agriculture écologique et paysanne Mélenchon, Tondelier
Protéger le foncier et les prix — contre les distributeurs Cazeneuve

Un accord apparent recouvre un désaccord réel. Quand quatre candidats disent « souveraineté alimentaire », deux veulent protéger le modèle existant et deux veulent en changer. Le mot masque le clivage au lieu de le nommer.

Un seul candidat traite le renouvellement des générations : Édouard Philippe, avec son plan de transmission. Or c'est le problème le mieux documenté du sujet.

Quatre acteurs de premier plan n'ont aucune position documentée, dont les deux du Rassemblement national — alors que l'électorat agricole est un enjeu identifié de cette campagne.

Calendrier probable#

Projection, avec une date. Le Salon international de l'agriculture se tient traditionnellement fin février-début mars, soit en pleine campagne officielle, et constitue un passage obligé pour tous les candidats. C'est la deuxième échéance datée et prévisible de cette campagne, après la publication de PISA le 8 septembre 2026.

Affirmations en circulation#

Aucune fiche de réfutation n'est ouverte sur ce sujet. Deux sont prioritaires :

  • L'usage de « souveraineté alimentaire » comme mot-valise, qui n'est pas une erreur factuelle mais un effacement de clivage.
  • Le montant du soutien public à l'agriculture, régulièrement cité à 7 ou à 25 milliards selon la thèse défendue.

Pour creuser#

Sources#

0 bis. Commission européenne, Standard Eurobarometer 105 — Data Annex, questions QA10.4, QB7, QC3 et QE2-QE3, terrain 12 mars – 5 avril 2026, 26 415 entretiens UE27 (A — arbitrage n° 5) — ✅ LU le 27 août 2026, pages 114, 179 à 183, 230 à 233 et 278 à 290 de l'annexe

  1. Agreste (ministère de l'Agriculture), enquête sur la structure des exploitations agricoles en 2023 (A) — https://agreste.agriculture.gouv.fr/agreste-web/disaron/Chd2511/detail/ 1 bis. Agreste, Des résultats économiques agricoles en retrait en 2024 pour la seconde année consécutive, Primeur n° 2025-6, réseau d'information comptable agricole (A) — https://www.agreste.agriculture.gouv.fr/agreste-web/download/publication/publie/Pri2506/Primeur2025-6_Des-r%C3%A9sultats-%C3%A9conomiques-agricoles-en-retrait-en-2024-pour-la-seconde-annee-consecutive.pdf 1 ter. INSEE, « Combien gagne un agriculteur ? », blog de l'INSEE (A) — https://blog.insee.fr/combien-gagne-un-agriculteur/ 1 quater. Agreste, Résultats économiques des exploitations agricoles — chiffres clés 2024, réseau d'information comptable agricole (A) — https://agreste.agriculture.gouv.fr/agreste-web/disaron/Chd2601/detail/
  2. Agreste, Mémento de la statistique agricole, édition 2025 (A) — https://agreste.agriculture.gouv.fr/agreste-web/download/publication/publie/MemSta2025/M%C3%A9mento%20France_2025.pdf — non lu
  3. INSEE, « Nombre d'exploitations », Transformations de l'agriculture et des consommations alimentaires (A) — https://www.insee.fr/fr/statistiques/7728861
  4. Vie publique, « Les freins au renouvellement des générations d'exploitants agricoles » (A) — https://www.vie-publique.fr/en-bref/296110-les-freins-au-renouvellement-des-generations-dexploitants-agricoles
  5. Ministère de l'Agriculture, « PAC 2025 : versement du solde des aides directes et de l'ICHN » (A) — https://agriculture.gouv.fr/pac-2025-versement-du-solde-des-aides-directes-et-de-lichn-depuis-le-mercredi-3-decembre
  6. Sénat, rapport sur le PLF 2026, mission « Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales » (A) — https://www.senat.fr/rap/a25-140-1/a25-140-1_mono.html
  7. Sénat, rapport d'information Balance commerciale agricole : chronique d'une chute annoncée. Y a-t-il un pilote dans le tracteur ? (A) — https://www.senat.fr/rap/r25-317/r25-31711.html — non lu
  8. Vie publique, « PAC : 264 milliards d'euros pour soutenir l'agriculture européenne » (A)
  9. Programmes lus : « Lettre aux Français » (Cazeneuve), L'Avenir en commun (LFI), « Pour une prospérité écologique » (Les Écologistes), site d'Édouard Philippe — cote D, sources partisanes

Limites#

  • Le jugement sur l'effet européen n'est pas expliqué. Aucune source consultée ne dit pourquoi il se dégrade de onze points en cinq mois, ni ce que les répondants ont en tête quand ils répondent « notre agriculture ».
  • La marge d'erreur française n'est pas connue.

  • Aucune publication n'a été lue intégralement, dont le rapport du Sénat sur la balance commerciale, qui est la source la plus directement pertinente.

  • Lacune comblée : le revenu agricole est chiffré, et la ventilation par filière documentée pour la filière la plus touchée — céréales et oléoprotéagineux, −35,2 %. Les chiffres des autres filières n'ont pas été relevés un à un.
  • Les données de revenu portent sur 2024 : celles de 2025 n'ont pas été trouvées.
  • Les données sur les exploitations datent de 2023, celles sur le renouvellement de 2022. Ce sont les plus récentes trouvées.
  • Le poids des aides dans le revenu n'est pas donné, alors qu'il varie fortement selon les filières et détermine la vulnérabilité des exploitations.
  • Les causes du déficit commercial ne sont pas documentées, ce qui empêche d'apprécier les propositions qui prétendent y répondre.
  • Aucune donnée sur l'outre-mer, les chiffres portant sur la France métropolitaine.
  • Quatre acteurs de premier plan n'ont aucune position documentée.
  • Prochaine piste : lire le rapport du Sénat sur la balance commerciale, qui porte précisément sur les causes du déficit — la donnée qui manque le plus à cette fiche.
  • La question QC3 ne mesure pas l'opinion sur la PAC, seulement sa saillance parmi les réussites attribuées à l'Union. Ce wiki n'a trouvé aucune mesure d'opinion française portant directement sur la politique agricole commune — ni sur son maintien, ni sur son budget, ni sur sa réforme. C'est une lacune réelle sur un sujet de campagne.
  • Le recul de deux points de la PAC dans QC3 est sous la marge d'erreur usuelle et n'est pas tenu pour significatif.
  • Le libellé de QE3 est « agriculture et développement rural », pas « politique agricole commune ». Le rapprochement avec les 7 % de QC3 suppose que les répondants pensent à la même chose, et ce wiki ne peut pas le vérifier. C'est la réserve principale de cette section.
  • Le jugement négatif porté par QC3 n'est pas qualifié. Montant, critères, répartition, résultats : l'enquête ne distingue rien, et ce wiki ne comble pas ce vide par une hypothèse.
  • Les trois mesures convergentes ne sont pas indépendantes. Elles viennent du même échantillon, dans le même entretien. Leur cohérence établit la stabilité de la position française d'une formulation à l'autre — pas sa confirmation par trois sources.